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France - Wikipédia

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France

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Cet article concerne le pays européen. Pour les autres significations, voir France (homonymie)Page d'aide sur l'homonymie
République française (fr)
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Drapeau de la France Armoiries de la France
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité
Langue officielle Français
Capitale Paris
48°52′N 2°19.59′E / 48.867, 2.3265
Plus grande ville Paris
Forme de l’État
 - PrĂ©sident de la RĂ©publique
 - Premier ministre
République
Nicolas Sarkozy
François Fillon
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 41e[1]
675 417[2] km²
0,26%
Population
 - Totale (Janvier 2008)
 - DensitĂ©
Classé 21e
63 753 140[3] hab.
93,59[4] hab./km²
Formation
 TraitĂ© de Verdun
 
843 (4e)
Gentilé Français, Française
IDH (2005) ▲ 0,952 (élevé) 10e
Monnaie Euro[5],[6] (EUR)
Fuseau horaire UTC +1: (CET);
Hymne national La Marseillaise
Domaine internet .fr[7], .eu[8]
Indicatif
téléphonique
+33


La France, ou la République française pour les usages officiels, est un pays, dont la métropole se situe en Europe de l’Ouest, et qui inclut des territoires situés à divers endroits du globe terrestre. La France est membre de l'Union européenne.

De tous les grands États europĂ©ens actuels, il est le plus anciennement constituĂ©. Sa capitale est Paris. Le pays, en incluant les territoires situĂ©s outre-mer, a une superficie de 675 417 km² et une population d’environ 64,5 millions d’habitants[3] dont 5,7% d'Ă©trangers[9]. Le nombre de Français (au sens de « personnes ayant la nationalitĂ© française Â») peut donc ĂŞtre Ă©valuĂ© au 1er janvier 2008 Ă  64,5 millions d'habitants moins les 5,7% d'Ă©trangers plus les personnes de nationalitĂ© française expatriĂ©es (dont le nombre peut ĂŞtre estimĂ© Ă  2,2 millions[10]), soit un total d'environ 63,26 millions.

Le français est la langue officielle de la République et l’on y compte 77 langues régionales[11]. La France est le premier pays francophone du monde de par le nombre de locuteurs, et serait le deuxième de par la population totale, après la République démocratique du Congo[12].

La principale religion en France est le catholicisme (51% à 64%)[13], mais une part importante des catholiques baptisés se considèrent agnostiques, et 32%[14] de la population est athée.

Son économie est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, depuis le milieu des années 1980, des réformes successives ont entraîné un désengagement progressif de l’État de plusieurs entreprises publiques.

Membre du Conseil de l’Europe, c’est l’un des pays fondateurs de l’Union européenne, de la zone euro et de l’espace Schengen. Elle est l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et fait partie du Groupe des huit (G8), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Francophonie et de l’Union latine.

Militairement, la France possède l'une des principales forces armées d'Europe, et c'est une puissance nucléaire. Elle est membre de l’Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), après s'être retirée en 1966 de l’organisation militaire intégrée, pour y revenir partiellement depuis 2002.

Au cours du « Grand Siècle Â», la France a Ă©tĂ© façonnĂ©e par les arts et la philosophie. Berceau des « Lumières Â», elle a influencĂ© les rĂ©volutions amĂ©ricaines, puis la RĂ©volution française a insufflĂ© l’élan et l’exemple dĂ©mocratique dans le monde entier, dĂ©veloppant des valeurs de libertĂ©, d’égalitĂ©, de fraternitĂ© et, depuis 1905, de laĂŻcitĂ©. Du fait des explorations de la Renaissance, des XVIIIe et XIXe siècles, la France a diffusĂ© sa culture et sa langue Ă  de nombreux peuples, au Canada, en Afrique, mais aussi dans quelques rĂ©gions du Moyen-Orient, d’Asie et du Pacifique.

Sommaire

Histoire

La France actuelle, pays de langue romane mais de superstrat germanique, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules CĂ©sar, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres Â», qui se forma tardivement et s’installa sur une partie des terres de l’Empire romain.

Évolution du nom « France Â» et du territoire

Le baptĂŞme de Clovis, roi des Francs

Francia dĂ©signe Ă  l’origine la rĂ©gion du nord de l’Europe, peuplĂ©e, ou plutĂ´t dominĂ©e par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mĂŞmes les Francs. Francia est une adaptation latine du IIIe siècle du terme Franko(n), nom que donnaient les Francs Ă  leur domaine, alors situĂ© probablement dans l'actuelle Flandre belge. En effet, dès les IIIe et IVe siècles les Romains avaient dĂ©jĂ  des contacts avec les Francs, qu'ils enrĂ´laient comme mercenaires dans leur armĂ©e, et ce, bien avant les invasions germaniques proprement dites. Francia n’a alors pas une connotation politique mais plutĂ´t gĂ©ographique ou sociologique, comme le Maghreb ou les Balkans au XXIe siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui Ă©lit un chef de guerre nommĂ© roi des Francs, et se place librement sous son autoritĂ© pour les affaires militaires. La guerre Ă©tant considĂ©rĂ©e comme la valeur par excellence de l’homme libre, franc finit par devenir synonyme de libre. En langue francique carolingienne le territoire de peuplement franc Ă©tait dĂ©nommĂ© Franchonolant (« Frankenland Â», "ch" reprĂ©sentant un [k] guttural), tandis que le territoire de peuplement gallo-romain Ă©tait dĂ©nommĂ© Uualholant (« Welschland Â», cf. aussi Wallonie et Gaule).

En 1204, le mot Francia dĂ©signe, pour la première fois, le territoire sur lequel s’exerce l’autoritĂ© de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement Ă  se nommer rex Francie sous saint Louis. Cette autoritĂ© se limite encore Ă  celle qu’autorise le lien de vassalitĂ©, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mĂŞmes, Ă  l’exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et mĂŞme des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet Ă©vĂ©nement de l’utilisation Ă  partir de 1957 d’Europe dans un sens politico-Ă©conomique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d’une autoritĂ© civile du roi sur un territoire. Mais il faut attendre le XVe siècle pour que ce concept soit reconnu, bon grĂ© mal grĂ©, sinon acceptĂ© (guerre folle), par la plupart des seigneurs.

Histoire de France

Antiquité

Moyen Âge

Époque moderne

Époque contemporaine

Voir aussi :

Chronologie de la France

Au dĂ©but du XVIe siècle le concept de « chose publique Â» fait une rĂ©apparition timide après avoir disparu avec la chute de l’empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriĂ©tĂ© de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et mĂŞme leurs successeurs. La nationalitĂ© française est dĂ©finie Ă  cette Ă©poque.

C’est aussi vers cette Ă©poque qu’un embryon d’État commence progressivement Ă  se mettre en place. Jusqu’au milieu du XVIe siècle, le roi est un nomade qui se dĂ©place avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la mĂŞme rĂ©sidence, ce qui limite singulièrement les possibilitĂ©s de centralisation des fonctions Ă©tatiques.

Au dĂ©but du XVIIe siècle, la politique Ă©trangère de la France commence Ă  dĂ©passer les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d’autres pays.

La RĂ©volution française constitue l’acte de naissance de la Nation française, et du peuple français en tant qu’acteur politique. Il ne s’agit alors pourtant encore que de concepts tout thĂ©oriques. Ce sont les guerres napolĂ©oniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui font de la nation française une image mentale partagĂ©e par les Français. Les difficultĂ©s Ă©conomiques liĂ©es Ă  la mondialisation du dĂ©but et de la fin du XXe siècle exacerbent (comme dans le reste de l’Europe) ce sentiment national en un nationalisme.

Préhistoire, Protohistoire et Antiquité

Vercingétorix se livre à Jules César à l'issue du siège d'Alésia.
IcĂ´ne de dĂ©tail Articles dĂ©taillĂ©s : Gaule et Gaule romaine.

La prĂ©sence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au PalĂ©olithique infĂ©rieur. L'un des sites les plus anciens (- 1 800 000 ans), contestĂ© par certains auteurs, est le site de Chilhac (Haute-Loire). Plusieurs sites français ont donnĂ© leur nom Ă  des faciès culturels, tels que l'AcheulĂ©en, le MoustĂ©rien, le SolutrĂ©en ou le MagdalĂ©nien. Le territoire national compte un nombre important de grottes ornĂ©es du PalĂ©olithique supĂ©rieur dont la plus connue est sans doute Lascaux (Dordogne, -15 000). Ă€ partir de -7000 environ, la rĂ©gion entre dans le NĂ©olithique, le plus ancien village connu Ă©tant le site de CourthĂ©zon (Vaucluse), datĂ© de -4 500 environ.

ArrivĂ©s vers -900 sur le territoire de la France actuelle, les Celtes en occupent l’ensemble au IIIe siècle av. J.-C.. Vers 680 av. J.-C., le littoral mĂ©diterranĂ©en voit l’arrivĂ©e des premiers colons grecs, avec la fondation du comptoir d’Antibes.

La Gaule passe sous la domination romaine vers 125 av. J.-C. pour la Gaule narbonnaise, et en 51 av. J.-C., après la guerre des Gaules, pour le reste du territoire. Sous l’Empire, une civilisation gallo-romaine prospère se dĂ©veloppe, apportant Ă  la France une base de culture latine et conduisant indirectement Ă  la christianisation, qui s’opère lentement du IIe au VIe siècle.

La France mérovingienne et carolingienne

IcĂ´ne de dĂ©tail Articles dĂ©taillĂ©s : Grandes invasions, MĂ©rovingiens et Carolingiens.

La Gaule connaĂ®t Ă  partir du Ve siècle l’époque des migrations barbares, avec la prĂ©sence de plusieurs peuples, notamment les Burgondes, les Wisigoths et les Francs.

Une grande partie des rĂ©gions constituant la France actuelle sont rĂ©unies sous Clovis en 507 (rĂ©union sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des PyrĂ©nĂ©es). Ce « royaume des Francs Â» qui s’exerce sur ce que l’on appelait encore la Gaule tire sa lĂ©gitimitĂ© et son unitĂ© de sa romanitĂ© culturelle. Mais il est partagĂ© puis rĂ©uni Ă  de multiples reprises au grĂ© des hĂ©ritages des hĂ©ritiers de Clovis (dynastie des MĂ©rovingiens). Ces royaumes ultĂ©rieurs s’appellent Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Bordeaux).

Ă€ partir du milieu du VIIIe siècle PĂ©pin le Bref, issu de la famille des Pipinnides est le premier roi des Francs non mĂ©rovingien. Il Ă©tend considĂ©rablement le royaume des Francs, bientĂ´t Ă©rigĂ© en Empire sous le règne de son fils Charlemagne et de son petit-fils Louis le Pieux. Après la mort de Louis, son domaine est partagĂ© en trois parties oĂą l’autoritĂ© centrale s’effondre rapidement, ramenant l’organisation de la rĂ©gion Ă  la situation antĂ©rieure : la Francia orientalis (Ă  l’est), la Francia occidentalis (Ă  l’ouest) et entre les deux l’éphĂ©mère Francie mĂ©diane, domaine d’un empereur très thĂ©orique. La partie orientale correspond Ă  ce qui devint plus tard le Saint-Empire romain germanique et la partie occidentale, Ă  la France. C’est de 842, avec les serments de Strasbourg passĂ©s entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l’usage de deux langues diffĂ©rentes de part et d’autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme l’acte fondateur de la France (et de l’Allemagne). Des descendants de Charlemagne — les Carolingiens — conservent une influence symbolique sur des territoires correspondant très grossièrement Ă  la France jusqu’en 987, date Ă  laquelle le duc Hugues Capet est Ă©lu roi des Francs.

La France au bas Moyen Âge

IcĂ´ne de dĂ©tail Articles dĂ©taillĂ©s : CapĂ©tiens et Maison capĂ©tienne de Valois.

Hugues Capet, en modifiant les règles de succession, crée les conditions qui permettront, au long des siècles suivants, la constitution de la France. Ses descendants, les Capétiens règnent alors sur la France, en trois dynasties successives (Capétiens directs, Valois et Bourbons), jusqu’en 1792 lorsque Louis XVI est déposé lors de la Révolution française, puis durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.

Les premiers rois de la dynastie Ă©tendent progressivement le domaine royal, consolident la royautĂ© franque malgrĂ© l’opposition des PlantagenĂŞts, qui se matĂ©rialise par la guerre de Cent Ans. Mais ce n’est qu’à la fin du XIIe siècle que Philippe Auguste Ă©tend pour la troisième fois en un millĂ©naire l’autoritĂ© du roi des Francs des PyrĂ©nĂ©es Ă  la Manche. C’est Ă  cette Ă©poque qu’on commence Ă  employer l’expression royaume de France, et que celui-ci acquiert un poids comparable Ă  celui de l’Angleterre ou du Saint Empire romain germanique. Les derniers siècles du Moyen Ă‚ge, marquĂ©s par les crises de la guerre de Cent Ans et de la peste noire, renforcent finalement l’autoritĂ© royale, qui ne devient incontestable qu’au XVe siècle, avec Louis XI.

Renaissance et absolutisme

Louis XIV en costume de sacre
IcĂ´ne de dĂ©tail Articles dĂ©taillĂ©s : Renaissance et Ancien RĂ©gime.

Ă€ la fin du Moyen Ă‚ge, l’Espagne des rois catholiques et les possessions des Habsbourg s’unissent, ce qui donne naissance Ă  l’empire de Charles Quint. François Ier et son fils Henri II luttent contre cette nouvelle puissance avec des succès et des revers. Mais les guerres de religion qui marquent la seconde moitiĂ© du XVIe siècle et le règne des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III) Ă©loignent la France du théâtre europĂ©en.

Il faut attendre Henri IV, puis Louis XIII et son ministre Richelieu, pour que la prépondérance espagnole soit remise en cause au profit de la France. Malgré la disparition prématurée de ces acteurs, l’équilibre des forces est rétabli puis renversé, par de grands politiques comme Mazarin, notamment en 1648 (traité de Westphalie) et 1659 (traité des Pyrénées).

Dans le domaine colonial, le bilan est en revanche mitigĂ© : malgrĂ© un bon dĂ©part en AmĂ©rique avec l’expĂ©dition de Jacques Cartier sous François Ier, une implantation rĂ©ussie aux Antilles, en Louisiane, et au SĂ©nĂ©gal sous Louis XIV, le manque de dĂ©termination de Louis XV a conduit Ă  de graves Ă©checs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, Ă  rompre la dynamique créée par ses prĂ©dĂ©cesseurs.

La Révolution et l’Empire

Les difficultés financières, le refus des réformes et l’impatience du peuple conduisent à la Révolution française, de 1789 à 1799. Cet épisode marquant dans la construction de l’histoire nationale voit naître notamment la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.

La RĂ©volution se dĂ©roule en plusieurs phases et commence par un essai de monarchie constitutionnelle, avec la rĂ©union des États gĂ©nĂ©raux, puis la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, les troubles politiques et sociaux (opposition du tiers Ă©tat face Ă  la noblesse) aboutissent Ă  la chute de la monarchie, le 10 aoĂ»t 1792. L’ébullition rĂ©volutionnaire conduit Ă  une succession de rĂ©gimes (RĂ©publique de la Convention, Directoire, Consulat), tous en conflit quasi permanent avec les autres pays europĂ©ens restĂ©s monarchistes, inquiets d’une propagation des idĂ©es rĂ©publicaines.

À partir de 1799, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir, d’abord comme Premier consul, puis comme empereur. Cette période voit l’instauration de nouvelles institutions, tandis que la France s’étend militairement à travers l’Europe, avant une période de sérieux revers. Cette période s’achève par la restauration des Bourbons en 1815.

Le XIXe siècle

La Restauration de 1815 marque le début d’une nouvelle tentative de monarchie constitutionnelle, mais les tensions des règnes de Louis XVIII puis surtout de Charles X conduisent à la Révolution de 1830 qui porte Louis-Philippe Ier au pouvoir. De 1830 à 1848, la Monarchie de Juillet est un régime soutenu par la bourgeoisie, mais qui suscite une opposition légitimiste, bonapartiste et surtout républicaine.

Cette dernière entraîne la révolution de février 1848 qui voit une tentative de régime présidentiel, la Seconde République.

Le 2 dĂ©cembre 1851, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Louis-NapolĂ©on Bonaparte, neveu de NapolĂ©on Ier, organise un coup d’État. Le 14 janvier 1852, il est nommĂ© empereur sous le nom de NapolĂ©on III. Sous le Second Empire, le pays connaĂ®t les dĂ©buts de la deuxième industrialisation, impulsĂ©e par des orientations Ă©conomiques libĂ©rales, fondĂ©es sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d’affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extĂ©rieure, NapolĂ©on III s’assure la confiance du Royaume-Uni (guerre de CrimĂ©e) qui permet d’assoir l’influence de la France au Proche-Orient tandis que son action en Italie, contre l’Autriche, est couronnĂ©e de succès et conduit Ă  la rĂ©union Ă  la France de rĂ©gions du PiĂ©mont (Savoie, Nice). NĂ©anmoins, de graves revers ternissent considĂ©rablement l’image du rĂ©gime, et renforcent une opposition extĂ©rieure (Victor Hugo) et intĂ©rieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour redonner un certain lustre Ă  l’Empire, prĂ©cipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la dĂ©faite de Sedan. La perte de l’Alsace-Lorraine et les considĂ©rables indemnitĂ©s dues Ă  l’Empire allemand créé Ă  la faveur de l’avantage pris par la Prusse, conduisent Ă  un ressentiment national fort (la Revanche). Un fait significatif pour les Ă©vènements suivants sera que la croissance de la population italienne et surtout allemande dĂ©passe de loin celle des français, la France qui Ă©tait le pays le plus peuplĂ© d'Europe pendant la rĂ©volution.

La Troisième République et la Libération de 1945

L'emblématique affaire Dreyfus

La guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l’insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage est en partie repris par la IIIe République. Après quelques années d’hésitation, la Troisième République est finalement confirmée en 1875, la pratique des institutions en faisant un régime d’assemblée.

Sous la Troisième RĂ©publique, la France Ă©tend son empire colonial, dont la conquĂŞte avait commencĂ© sous les monarchies du XIXe siècle (Afrique occidentale et Ă©quatoriale, Maroc, Tunisie, Madagascar, Indochine).

Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première Guerre mondiale, la France connaît une période de crise économique et politique dans les années 1930. La défaite de 1940 conduit à l’attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du général de Gaulle jusqu’en 1944.

Les Quatrième et Cinquième Républiques

Ă€ la suite de la Seconde Guerre mondiale, la Quatrième RĂ©publique est promulguĂ©e le 27 octobre 1946, mais elle fait face Ă  de graves difficultĂ©s dans l’Empire colonial, d’abord en Indochine, puis en AlgĂ©rie, tandis qu’ailleurs la dĂ©colonisation se fait par nĂ©gociation. L’instabilitĂ© gouvernementale qui en rĂ©sulte, gĂ©nère finalement une crise qui conduit Ă  un changement de constitution. Pourtant, malgrĂ© les changements frĂ©quents de ministères, une certaine constance de la politique de construction europĂ©enne a permis de participer activement tout d’abord Ă  la CommunautĂ© europĂ©enne du charbon et de l’acier en 1950, puis Ă  la signature du traitĂ© de Rome en 1957 fondateur du MarchĂ© commun. Par ailleurs, la politique de dĂ©veloppement de l’industrie nuclĂ©aire tant civile que militaire, a permis d’assoir une politique indĂ©pendante dans les annĂ©es 1960.

La Constitution de la Ve RĂ©publique, rĂ©digĂ©e sous l’influence du gĂ©nĂ©ral de Gaulle et de Michel DebrĂ©, est adoptĂ©e le 4 octobre 1958. Elle met en place une RĂ©publique Ă  rĂ©gime parlementaire qui s’avère mieux rĂ©sister aux instabilitĂ©s que les rĂ©publiques parlementaires prĂ©cĂ©dentes. En 1962, la conjonction de l’élection du prĂ©sident de la RĂ©publique au suffrage universel direct et du fait majoritaire au Parlement favorable au prĂ©sident va modifier la Constitution pour en avoir une lecture favorable au prĂ©sident. On parle alors de rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ©. Ce cas est unique Ă  la France ; dans tous les autres rĂ©gimes parlementaires, le chef de l’État s’est systĂ©matiquement effacĂ© au profit du chef de gouvernement, qui est soutenu par la majoritĂ© parlementaire. Maurice Duverger, lui, a souhaitĂ© dĂ©finir la Ve comme relevant d’une nouvelle catĂ©gorie, celle du rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel. Cette typologie n’est cependant pas acceptĂ©e par tous.

À partir de 1973, l’économie française connaît une succession de crises économiques et de périodes de faible croissance, qui entraînent une alternance fréquente au sein du pouvoir. De 1986 à 1988, puis de 1993 à 1995 et enfin de 1997 à 2002, le phénomène de la cohabitation (annulation du fait majoritaire favorable au Président, ce qui fait que le Premier ministre est d’un bord politique différent de celui du Président) modifie encore la lecture de la Constitution, pour revenir à une lecture plus proche de sa conception en 1958, c’est-à-dire un régime parlementaire.

Depuis les annĂ©es 1950, la rĂ©conciliation, puis la coopĂ©ration avec l’Allemagne ont permis Ă  la France de jouer un rĂ´le de moteur dans la construction europĂ©enne, notamment avec la CommunautĂ© Ă©conomique europĂ©enne. Elle est devenue l’un des principaux pays de l’Union europĂ©enne, partisan d’une Europe politique forte, bien qu'elle ait rejetĂ© la Constitution europĂ©enne par 55 % des suffrages le 29 mai 2005.

Organisation politique

Nicolas Sarkozy, actuel président de la République française
François Fillon, actuel premier ministre
IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : Politique de la France.

Principes constitutionnels

La France est une RĂ©publique constitutionnelle, « indivisible, laĂŻque, dĂ©mocratique et sociale Â» (article Ier de la Constitution de 1958) Ă  rĂ©gime parlementaire prĂ©sidentialisĂ© (dont la lecture se fait en faveur du prĂ©sident de la RĂ©publique, parfois appelĂ© Ă  tort ou Ă  raison rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel). La rĂ©forme constitutionnelle du 28 mars 2003 (acte II de la dĂ©centralisation) a ajoutĂ© dans ce mĂŞme article que l’organisation de la RĂ©publique Ă©tait dĂ©centralisĂ©e.

Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi, de façon à éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s’était produite sous la IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu’il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l’article 11 de la Constitution et non l’article 89 de celle-ci. L’article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l’organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l’article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l’accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir abouti.

Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l’Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l’Assemblée nationale.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (contre 7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.

Le Parlement est constitué de l’Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l’étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l’Assemblée des Français de l’Étranger.

Divisions administratives

Les principales divisions administratives françaises sont les régions qui sont au nombre de 26 dont 22 métropolitaines, les départements (100 dont 4 outre-mer) et les arrondissements.

Ces derniers arrondissements sont dĂ©coupĂ©s soit en cantons (pour les collèges Ă©lectoraux), soit en communes (au nombre de 36 783) pour l’administration territoriale locale. Les cantons regroupent le plus souvent des communes complètes, toutefois certaines communes importantes sont dĂ©coupĂ©es sur plusieurs cantons qui peuvent aussi comprendre d’autres communes voisines moins peuplĂ©es.

Enfin les trois plus grandes villes (Paris, Lyon, Marseille) sont constituées en communes divisées en arrondissements pour l’administration territoriale avec des mairies locales disposant d’une certaine autonomie financière et administrative au sein du même conseil municipal (à Paris, Conseil de Paris).

Le département de Paris ne comprend qu’une seule commune. Les 4 régions en outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) ne comptent chacune qu’un seul département. La région de la Corse (qui comprend deux départements) a un statut spécial de collectivité territoriale légèrement différent des autres régions métropolitaines. Ces régions sont toutefois partie intégrante de l’Union européenne.

Depuis les lois Defferre de 1982-1983 et Raffarin de 2003-2004, la France est un État décentralisé. La réforme constitutionnelle de février 2003 précise que l’organisation de la République est décentralisée. La décentralisation, qui s’est dans un premier temps accompagnée de la déconcentration, favorise aujourd’hui pleinement l’émergence de véritables pouvoirs locaux dont l’équilibre fait cependant encore débat.

Aux cĂ´tĂ© des collectivitĂ©s territoriales de plein exercice que sont la commune, le dĂ©partement et la rĂ©gion, il existe aussi un Ă©chelon intercommunal qui est amenĂ© Ă  exercer de plus en plus de compĂ©tences (dĂ©veloppement Ă©conomique, amĂ©nagement de l’espace, habitat, transports publics, assainissement). En effet, les communes sont toutes invitĂ©es Ă  se regrouper sous le rĂ©gime de l’intercommunalitĂ© qui dispose dĂ©sormais d’une autonomie financière et fiscale, et de l’autoritĂ© de personne morale et juridique reconnue (l’établissement public de coopĂ©ration intercommunale ou EPCI). En 2006, 2573 communautĂ©s (communautĂ©s de communes, communautĂ©s d’agglomĂ©ration et communautĂ©s urbaines) recomposent le territoire national (soit 90 % des communes et 85 % de la population françaises). Certaines intercommunalitĂ©s regroupent des communes de dĂ©partements ou mĂŞme de rĂ©gions diffĂ©rentes. Dans les rĂ©gions frontalières, des intercommunalitĂ©s existent aussi avec des collectivitĂ©s locales des pays voisins, ce qui facilite la gestion d’équipements communs, notamment en matière de transport.

Un nouvel échelon a été créé avec l’élaboration des pays, qui regroupe des communes et des intercommunalités dans des ensembles plus grands que ne le sont les intercommunalités, afin de rassembler l’ensemble des communes d’un territoire, même celles exclues des intercommunalités existantes.

La France est « une et indivisible Â», mais cette formule crĂ©e certaines tensions dans plusieurs « pays Â» ou « rĂ©gions Â», dont les spĂ©cificitĂ©s, notamment linguistiques, seraient insuffisamment reconnues d'après certains mouvements rĂ©gionalistes (Alsace, Bretagne, Catalogne, Corse, Flandre, Pays basque, Pays Occitan, etc.).

France d'outre-mer

IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : France d'outre-mer.
France métropolitaine et d'outre-mer (bleu)

La France s'est dotĂ©e d'un vaste empire colonial au cours du XIXe siècle. Le processus de dĂ©colonisation amorcĂ© au milieu du XXe siècle conduisit Ă  l'autodĂ©termination de la majeure partie de ses anciennes colonies. Une partie fit nĂ©anmoins le choix, par rĂ©fĂ©rendum, de rester au sein de la nation française, avec des statuts très divers. GĂ©nĂ©ralement dĂ©signĂ©e sous le nom de France d'outre-mer, elle regroupe quatre dĂ©partements d'outre-mer, les collectivitĂ©s d'outre-mer aux statuts leur offrant souvent une large autonomie, la Nouvelle-CalĂ©donie au statut spĂ©cifique, et diverses terres gĂ©nĂ©ralement inhabitĂ©es, comme les Terres australes et antarctiques françaises.

Les départements et régions d'outre-mer possèdent un statut identique à celui des départements et des régions métropolitaines. La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion en font partie, et sont également des régions ultra-périphériques de l'Union européenne.

Les collectivités d'outre-mer sont des territoires aux statuts très divers et à l'autonomie parfois très poussée. La Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, et Mayotte qui a la dénomination particulière de collectivité départementale d'outre-mer, en font partie.

Les collectivités de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon ont une administration locale unique combinant les fonctions généralement conférées aux régions et départements métropolitains. Toutefois, Mayotte évolue depuis 2001 vers le statut de département d’outre-mer, pour une plus forte intégration. Ces deux collectivités, bien que situées hors de l’Union européenne, utilisent l’euro comme monnaie.

Wallis-et-Futuna sont constituées de trois monarchies traditionnelles, dont les rois gouvernent avec des conseils élus et le représentant de l'État français, qui porte le titre d’administrateur supérieur. Le pouvoir judiciaire en matière pénale et civile est détenu par l'unique tribunal de première instance qui est compétent pour tout le territoire. Ce territoire n'est pas divisé administrativement en communes, mais en circonscriptions, le chef de la circonscription ayant des pouvoirs équivalents à ceux d'un maire. Le pouvoir coutumier y est important mais toutefois assez décentralisé.

Pays d'outre-mer, la Polynésie française dispose d'une autonomie très poussée, avec notamment un gouvernement et une assemblée territoriale apte à gérer le budget du territoire, sa fiscalité, et dotée d'un pouvoir législatif spécifique. L'administration des fonctions régaliennes (défense, police, justice, trésor publique) est assurée par l'État représenté sur le territoire par un Haut-Commissariat de La République. Il n'existe aucune autorité coutumière en Polynésie Française.

Au sein de l'outre-mer français, la Nouvelle-Calédonie possède un statut à part. L’administration territoriale régalienne et l’administration coutumière y cohabitent. Bien que possédant toujours une division et une administration communale, la Nouvelle-Calédonie n'est pas découpée en départements, mais en provinces et en villages (sur les bases coutumières) ayant des fonctions normalement affectées aux départements et communes en métropole et dans les régions d’outre-mer, notamment en matière de justice, d’éducation ou de citoyenneté. De plus, la fonction de région y est transférée à un gouvernement local où sont représentés les autorités coutumières et régaliennes, ainsi qu’un administrateur de la République. Un futur référendum est prévu, pour déterminer si ce territoire demeurera dans la République française avec une large autonomie, ou deviendra indépendant, avec une éventuelle association. Elle utilise le franc pacifique, une monnaie commune à la Polynésie Française, Wallis-et-Futuna et la Nouvelle-Calédonie.

D’autres terres françaises en outre-mer peu ou pas habitĂ©es sont gĂ©rĂ©es Ă  distance depuis un autre territoire habitĂ©, par un administrateur dĂ©signĂ© par l’État au nom de la rĂ©publique : les Ă®les Éparses (dans l’ocĂ©an Indien, dispersĂ©es autour de Madagascar, ou près de Mayotte ou Maurice) et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF, au Sud de l’ocĂ©an Indien) sont administrĂ©es depuis la RĂ©union, et Clipperton (Ă  l’Est de l’ocĂ©an Pacifique, au large du Mexique) est gĂ©rĂ©e depuis la PolynĂ©sie française. Ces terres n’ont pas d’administration locale propre.

Géopolitique et puissance militaire

Porte-avions nucléaire Charles de Gaulle

La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « Ă‰tats dotĂ©s de l’arme nuclĂ©aire Â» par le traitĂ© de non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire. L’ArmĂ©e française est, avec celle du Royaume-Uni, l’une des plus dotĂ©es financièrement en Europe. En effet, Ă  elles deux, elles reprĂ©sentent plus de 40 % des dĂ©penses militaires de l’Union europĂ©enne. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (pour un budget de 38 milliards d’euros en 2006), lĂ  oĂą ses homologues europĂ©ens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB, d’après l’OTAN[15].

Les forces militaires sont divisĂ©es en quatre armĂ©es principales :

Depuis 1996, l’ArmĂ©e est devenue professionnelle et le service militaire rĂ©duit Ă  une journĂ©e d’appel (mixte). D’une capacitĂ© de plus de 350 000 hommes, elle est dĂ©ployĂ©e Ă  travers le monde notamment au Kosovo, en CĂ´te d’Ivoire, dans ses Territoires d’outre-mer, mais Ă©galement au Moyen-Orient oĂą elle assure un maintien de la paix, ou une sĂ©curisation de ses moyens d’approvisionnement en pĂ©trole notamment. Elle mobilise Ă©galement plus de 1 000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.

Géographie