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Connaissance - Wikipédia

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Connaissance

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La connaissance est une notion aux sens multiples à la fois utilisée dans le langage courant et objet d'étude poussée de la part des philosophes contemporains.

Elle dĂ©finit tout aussi bien « l'Ă©tat de celui qui sait Â» que « les choses sues Â», en particulier dans sa forme du fĂ©minin pluriel. Il n'y a pas aujourd'hui de dĂ©finition plus substantielle de la connaissance qui soit largement admise.

Les connaissances, leur nature et leur variété, la façon dont elles sont acquises, leur processus d'acquisition, leur valeur, et leur rôle dans les sociétés humaines, sont étudiés par une diversité de disciplines, notamment la philosophie, l'épistémologie, la psychologie, les sciences cognitives, l'anthropologie et la sociologie.

Sommaire

[modifier] La notion de connaissance

La connaissance est, d'une part, l'Ă©tat de celui qui connaĂ®t ou sait quelque chose, et d'autre part, les choses qui sont sues ou connues. Par extension, on appelle aussi « connaissance Â» tout ce qui est tenu pour su ou connu par un individu ou une sociĂ©tĂ© donnĂ©s.

Les sciences sont l'une des principales formes de connaissance, et la science en gĂ©nĂ©ral est un ensemble de mĂ©thodes systĂ©matiques pour acquĂ©rir des connaissances. Il existe nĂ©anmoins de nombreuses formes de connaissances qui, sans ĂŞtre scientifiques, n'en sont pas moins parfaitement adaptĂ©es Ă  leur objet : le savoir-faire (l'artisanat, savoir nager, etc.), la connaissance des langues, la connaissance des traditions, lĂ©gendes, coutumes ou idĂ©es d'une culture particulière, la connaissance qu'on les individus de leur propre histoire (connaĂ®tre son propre nom, ses parents, son passĂ©), ou encore les connaissances communes d'une sociĂ©tĂ© donnĂ©e ou de l'humanitĂ© (savoir Ă  quoi sert un marteau, savoir que l'eau Ă©teint le feu).

[modifier] En anthropologie

Pour l'anthropologue, la première connaissance est celle que les hommes ont de leur environnement et qui, dans les sociétés primitives, assure leur survie quotidienne. C'est aussi cette connaissance qui structure le groupe humain. Elle se constitue comme un ensemble de pratiques, de comportements et de règles admises par la communauté. La pratique de la chasse collective suppose à la fois la connaissance du gibier, celle du terrain et un savoir-faire partagé. Gérard Mendel, créateur de la sociopsychanalyse, en fait le point de départ des sociétés humaines dans son ouvrage la chasse structurale. [1]

Dans le contexte géographique propre à chacun se forment ainsi des cultures spécifiques. C'est ce qu'a étudié l'anthropologie structurale et en particulier Claude Levi-Strauss. Longtemps divisée entre culturalistes et naturalistes, la communauté scientifique tend à avoir aujourd'hui une approche plus complexe du rapport des cultures humaines avec leur environnement naturel (voir Philippe Descola, Par delà nature et culture[2] ).

La sociĂ©tĂ© traditionnelle est peu portĂ©e vers l'innovation : les règles Ă©tablies sont difficilement transgressables d'autant qu'elles s'appuient sur une reprĂ©sentation du monde et un univers mental oĂą le sacrĂ© est omniprĂ©sent.[3] La connaissance a alors un caractère religieux. Et inversement, la religion apparaĂ®t, Ă  l'origine, comme l'unique moyen de connaĂ®tre le monde.

[modifier] En économie

IcĂ´ne de dĂ©tail Article connexe : Economie du savoir.

Le noyau de l'économie de la connaissance est lié à l'appropriation des connaissances et à la production continuelle d'innovation. Tous les secteurs de la vie sociale qui concourent à la production de connaissances seraient les nouveaux centres du capitalisme cognitif.

Certains économistes et sociologues et experts en gestion de connaissance appellent "société de la connaissance" les sociétés à forte diffusion et flux d'informations et de savoir.

On parle de patrimoine immatériel de l'humanité pour désigner l'ensemble des traditions, langues et cultures, savoir-faire artisanaux et expressions artistiques vivantes, en particulier lorsqu'elles appartiennent au domaine de la transmission orale.

L'UNESCO, après n'avoir longtemps tenu compte que du patrimoine matériel, s'y est intéressé tardivement, à la fin des années 90, et a adopté une convention, le 17 octobre 2003, qui reconnaît pleinement la valeur de ces savoirs[4].

Depuis 1950, le gouvernement du Japon attribue le titre de « TrĂ©sor national vivant Â» Ă  des individus ou groupes reconnus comme porteurs d’un savoir-faire culturel immatĂ©riel important. Ce titre est attribuĂ© Ă  des maĂ®tres de mĂ©tiers tels que la peinture sur bois, la fabrication de papier ou de sabres, la vannerie et la poterie, ainsi qu’à des acteurs et musiciens de spectacles traditionnels.

[modifier] En gestion

IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : Gestion des connaissances.

En gestion des connaissances , on fait aussi la distinction entre :

  • une donnĂ©e, en gĂ©nĂ©ral mesurable (ex: "il fait 15° dans cette pièce"),
  • une information correspondant Ă  une donnĂ©e contextualisĂ©e (ex: "il fait froid dans cette pièce") et
  • une connaissance correspondant Ă  l'appropriation et l'interprĂ©tation des informations par les hommes (ex: "pour avoir chaud, il suffit de monter le chauffage").

Dans les entreprises, la connaissance correspond Ă  un capital de compĂ©tences que dĂ©tiennent les hommes et les femmes dans diffĂ©rents domaines professionnels (ex: marketing, R&D, ingĂ©nierie, production, logistique, approvisionnements, commercial, juridique, ...) constituant le cĹ“ur de mĂ©tier de l'entreprise (ex: "CrĂ©ateur d'automobiles" pour Renault). Ces compĂ©tences doivent ĂŞtre gĂ©rĂ©es et capitalisĂ©es pour amĂ©liorer l'efficacitĂ© globale de l'entreprise. Des modèles mĂ©thodologiques de KM - tels que KnoVA[5], MKSM[6], MASK, ... - peuvent distinguer jusqu'Ă  6 types de connaissances pour dĂ©crire une compĂ©tence mĂ©tier, reprĂ©sentative d'un savoir-faire professionnel particulier Ă  une entreprise :

  • les connaissances contextuelles, dĂ©crivant la culture mĂ©tier du savoir-faire Ă  l'aide de contextes,
  • les connaissances opĂ©ratoires, dĂ©crivant le processus mĂ©tier du savoir-faire Ă  l'aide d'activitĂ©s,
  • les connaissances comportementales, dĂ©crivant l'expertise mĂ©tier du savoir-faire Ă  l'aide de règles,
  • les connaissances terminologiques, dĂ©crivant le vocabulaire mĂ©tier du savoir-faire Ă  l'aide de termes,
  • les connaissances singulières, dĂ©crivant l'expĂ©rience mĂ©tier du savoir-faire Ă  l'aide de cas,
  • les connaissances Ă©volutives, dĂ©crivant l'Ă©volution mĂ©tier du savoir-faire Ă  l'aide de feedbacks.

Par ailleurs, en gestion des connaissances comme en cognitique industrielle, on fait aussi la distinction entre l'information, donnĂ©e brute, et la connaissance, qui est l'appropriation et l'interprĂ©tation des informations par les hommes (Jean-Yves Prax).[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Dans les entreprises, la connaissance correspond au capital d'expertise que détiennent les hommes dans les différents domaines (marketing, R&D, achats, commercial, juridique...) qui constituent le coeur de métier de l'entreprise. Cette connaissance doit être gérée pour améliorer l'efficacité globale des entreprises, la sécurité et la fiabilité des opérateurs et des traitements de connaissances, ainsi que l'accessibilité des connaissances par les usagers, notamment avec l'aide des technologies (dites technologie de la connaissance ou technologies cognitiques).

[modifier] En philosophie

En philosophie, on étudie avant tout la connaissance au sens de l'état de celui qui connaît ou sait quelque chose. On appelle aussi "connaissance" les choses connues elles-mêmes, mais cette seconde notion n'est pas celle qui intéresse les philosophes. De même, on appelle aussi "connaissance", par extension, les choses qui sont tenues pour des connaissances par un individu ou une société donnée; mais là aussi, les philosophes ne s'intéressent pas à cette notion, sauf dans les débats concernant certaines formes de relativisme.[7]

Les philosophes distinguent traditionnellement trois types de connaissance :

  • la connaissance propositionnelle est le fait de savoir qu'une certaine proposition est vraie, par exemple, "savoir que la Terre est ronde",
  • la connaissance objectuelle, aussi appelĂ©e acquaintance, est le fait de connaĂ®tre une chose particulière, par exemple, "connaĂ®tre Paris"[8],
  • le savoir faire est le fait d'ĂŞtre capable de rĂ©ussir une action, par exemple, "savoir faire des crĂŞpes".[9]

La définition de la connaissance propositionnelle est celle qui a le plus attiré l'attention des philosophes. Ils s'accordent généralement à dire qu'une connaissance est une croyance qui est vraie, mais aussi qu'elle n'est pas seulement une croyance vraie.[10] Il faut en outre que la croyance et la vérité (ou le fait) soient en quelque sorte connectés d'une façon appropriée, mais les philosophes sont en désaccord sur la nature de cette connexion. Pour certains, il faut que la croyance soit certaine ou infaillible,[11] pour d'autres, qu'elle soit justifiée,[12] ou pourvue d'une justification non défaite,[13], pour d'autres, qu'elle résulte d'un processus fiable,[14], ou pour d'autres encore qu'elle ne soit pas vraie par accident.[15] Ce sont sur ces conditions supplémentaires pour la connaissance que les débats portent.

[modifier] Différents types de connaissance

[modifier] Connaissances tacites et explicites

Les connaissances tacites sont les connaissances qui appartiennent au monde des objets mentaux, des reprĂ©sentations mentales, souvent relatives au vĂ©cu personnel ; elles regroupent les compĂ©tences innĂ©es ou acquises, le savoir-faire et l'expĂ©rience elles sont dites aussi "connaissances implicites", sont gĂ©nĂ©ralement difficiles Ă  verbaliser ou Ă  « formaliser Â» par opposition aux connaissances explicites

Les connaissances explicites, par opposition aux connaissances tacites, sont les connaissances clairement articulĂ©es sur un document Ă©crit ou dans un système informatique ; ces connaissances sont transfĂ©rables physiquement, car elles apparaissent sous une forme tangible tel qu'un document dossier papier ou un dossier Ă©lectronique.

Cette distinction est notamment développée par Michael Polanyi.

[modifier] Connaissances exclusives et non-exclusives

La notion de propriĂ©tĂ© littĂ©raire et artistique est ancienne. La Convention de Berne en a fixĂ© un certain nombre de règles au plan international en 1886. Mais la notion de propriĂ©tĂ© intellectuelle, initialement plutĂ´t liĂ©e au domaine artistique, s'est Ă©largie dans les annĂ©es 50 pour intĂ©grer tous les outils de protection de la propriĂ©tĂ© industrielle : brevets, marques, dessins et modèles industriels... L'organisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (OMPI) a Ă©tĂ© créée en 1967 (voir aussi l'INPI en France).

Cet aspect est un enjeu important des discussions qui ont lieu au sein de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), fortement poussĂ©es par les Etats-Unis dont l'Ă©conomie en devient de plus en plus dĂ©pendante. On parle des ADPIC Aspects des droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle qui touchent au commerce ; en anglais TRIPS (Agreement on Trade-Related Aspects of intellectual Property Rights). L'Accord sur les ADPIC a pour but d'intĂ©grer les droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle (droits d'auteur, marques de fabrique ou de commerce, brevets, etc.) dans le système GATT/OMC. Il s'agit d'une partie de plus en plus importante du commerce international.

[modifier] La transmission de la connaissance

Les connaissances sont acquises par une variété de processus cognitifs: perception, apprentissage, raisonnement, mémoire, expérience, témoignage. Ces processus sont étudiés par les sciences cognitives. A ceux-ci s'ajoutent les méthodes employées spécifiquement par les sciences, qui sont étudiées par l'épistémologie.

L'importance accordée à la connaissance distingue l'humanité des autres espèces animales. Toutes les sociétés humaines acquièrent, préservent et transmettent un nombre substantiel de savoirs, notamment grâce au langage. Dans les civilisations, l'accumulation et la diffusion des connaissances a été multipliée au moyen de l'écriture. Au cours de l'histoire, l'humanité a développé une variété de techniques destinées à préserver, transmettre ou élaborer des connaissances, comme l'école, les encyclopédies, la presse écrite, ou les ordinateurs.

Cette importance va de pair avec une interrogation sur la valeur de la connaissance. Plusieurs sociétés et mouvements religieux, politiques ou philosophiques ont considéré ou considèrent que l'accroissement des connaissances, ou leur diffusion, n'était pas une bonne chose ou devait être limité; à l'inverse, d'autres ont créé des institutions visant à leur préservation, leur accroissement ou leur diffusion. Il existe également des débats sur les valeurs respectives de différents types ou domaines de connaissance.

Dans les sociétés contemporaines, qu'elles soient démocratiques ou non, la diffusion ou au contraire la rétention des connaissances, mais aussi de fausses connaissances (ou désinformation) joue un rôle politique majeur et est une source de pouvoir. Ce rôle explique pourquoi la propagande et les pseudo-sciences, qui sont des tentatives de présenter comme connaissances des choses qui n'en sont pas, sont répandues. Ceci confère une importance particulière aux sources supposées de connaissances comme les médias et à leurs véhicules comme internet.

L'acquisition de connaissance participe à la "ascenseur social." Lorsque, grâce aux connaissances qu'il a acquises, un individu d'une catégorie sociale inférieure réussit à gravir les échelons de la société par la reconnaissance professionnelle et personnelle qu'il en tire.

Pour l'anthropologie sociale, la construction des sociétés humaines ne pourrait se faire sans la transmission et donc sans un langage. Une société humaine met en commun les expériences de ses individus par le biais du langage qui lui permet de défier à la fois l'espace et le temps.

[modifier] La transmission orale

Malgré la prééminence actuelle de l'écrit, c'est par l'oralité que l'essentiel de la transmission et de la communication s'est faite dans l'histoire de l'humanité. Les récits mythiques étaient transmis oralement. Il est très probable qu' Homère n'ait fait, pour l'Iliade et l'Odyssée, que retranscrire des récits oraux anciens. Mais de façon plus générale, c'est l'ensemble des connaissances et des savoir-faire techniques qui ont fait l'objet de transmission orale encore jusqu'à une période récente.

Le rapport avec le sacré évoqué précédemment n'y est pas étranger. Les pythagoriciens partagent avec les druides celtes un enseignement strictement oral et secret et la pratique de l'initiation[16] . Les écoles compagnonniques issues des batisseurs de cathédrales en sont les héritières. Les maîtres-ouvriers ne tiennent pas leur savoir des livres.

L'oral et la mémoire sont peut-être plus puissants pour transmettre par delà l'espace et par delà le temps que toute écriture et tout support matériel périssable. Ils n'ont pas du moins les limites qu'on leur prête volontiers aujourd'hui. (voir Fanch Postic, Les passeurs de mémoire). [17]

[modifier] L'écrit

L'écriture a néanmoins permis de s'affranchir de la relation inter-individuelle, celle du maître et de l'apprenti, et démultiplié les possibilités de transmission et de conservation des connaissances. La fameuse bibliothèque d'Alexandrie est la représentation quasi mythique de la connaissance de l'humanité à l'époque de l'Antiquité. Tout chercheur du monde antique pouvait y mener ses recherches dans la langue grecque où la plupart des ouvrages étaient traduits. Ce trésor inestimable a malheureusement disparu.

L'imprimerie a constitué une nouvelle étape importante en multipliant le nombre de copies du même ouvrage et en rendant l'accès aux connaissances possible à un nombre toujours plus grand de personnes.

Aujourd'hui, le support électronique, la numérisation des ouvrages et l'internet, tendent à permettre un accès universel aux connaissances. Il n'en est néanmoins pas réellement ainsi.

[modifier] L'école

On a coutume de dire que les lois Jules Ferry (l'école gratuite, laïque et obligatoire) ont permis l'alphabétisation de la population française et, au delà, le partage par tous d'un minimum de connaissances communes. Le débat récurrent sur l'école - et le contenu de l'enseignement - montre néanmoins la difficulté qu'il y a pour une société à s'accorder sur ce que recouvrent les dites "connaissances". Cela conduit parfois jusqu'à une remise en question profonde du système éducatif moderne qui peut être accusé de "faire des têtes remplies de connaissances inutiles" mais non "bien faites" (voir Edgar Morin, La tête bien faite. Repenser la réforme. Réformer la pensée.)[18] ou encore de fabriquer des consommateurs passifs et non des citoyens doués de raison et de sens critique (voir Ivan Illich, Une société sans école). [19]

[modifier] Notes et références

  1. ↑ Gérard Mendel, La chasse structurale, Payot, Paris, 1977 (ISBN 2-228-33280-1)
    Sous-titré Une interprétation du devenir humain
  2. ↑ Philippe Descola, Par delà nature et culture, Gallimard, 2005 (ISBN 2-07-077263-2)
    L'anthropologie n'a pas encore pris la mesure de ce constat : dans la dĂ©finition mĂŞme de son objet - la diversitĂ© culturelle sur fond d'universalitĂ© naturelle - elle perpĂ©tue une opposition dont les peuples qu'elle Ă©tudie ont fait l'Ă©conomie.
  3. ↑ Mircea Eliade, Le sacré et le profane, Gallimard, 1965 (ISBN 2-07-032454-0)
  4. ↑ texte de la convention de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel
  5. ↑ Patrick Serrafero, "Vers la mesure de la quantité de connaissance et de compétence industrielle: le modèle KnoVA.", 1er Colloque Gestion des Compétences et des Connaissances en Génie Industriel, 2002, Nantes.
  6. ↑ Jean Louis Ermine et als, "MKSM : MĂ©thode pour la gestion des connaissances", IngĂ©nierie des systèmes d'information", AFCET, ­Hermès, 1996, Vol. 4, n° 4, pp. 541-575.
  7. ↑ Certaines formes de relativismes affirment que la connaissance n'est autre chose que ce qui est tenu pour connaissance par un individu ou une société donnée. Par exemple, ils diront que le fait que la Terre était au centre de l'Univers était une connaissance des Grecs, mais que ce n'est plus une connaissance dans la société moderne. Ces penseurs rejettent l'idée d'une notion objective de connaissance, ou que la connaissance implique la vérité. Une telle position a été défendue par les sociologues des sciences Barry Barnes et David Bloor, par exemple dans Barnes, B. and D. Bloor "Relativism, Rationalism and the Sociology of Knowledge", in M. Hollis and S. Lukes (éds.), Rationality and Relativism, Oxford, Blackwell, 1982, pp. 21-47.
  8. ↑ Bertrand Russell, Problèmes de philosophie, chap. 5.
  9. ↑ Ryle, Gilbert. Le concept d'esprit
  10. ↑ Voir par exemple Armstrong, David M., Belief, Truth and Knowledge, Cambridge University Press, 1973, pp.137-150. Certains philosophes soutiennent qu'il existe néanmoins une notion faible de connaissance qui est identique à la croyance vraie: voir notamment A. I. Goldman, Pathways to Knowledge, Oxford University Press, Oxford, 2002, p.183. L'idée que la connaissance est juste la croyance vraie a été défendue par C. Sartwell, "Why Knowledge Is Merely True Belief", The Journal of Philosophy 89(4), pp. 167–180.
  11. ↑ Descartes, Méditations Métaphysiques.
  12. ↑ Par exemple R. M. Chisholm, Perceiving, 1957.
  13. ↑ K. Lehrer, Theory of Knowledge.
  14. ↑ A.I. Goldman, Epistemology and Cognition, Harvard University Press, Cambridge, MA, 1986.
  15. ↑ P. Unger, "Knowledge as non-accidentally true belief", 1968.
  16. ↑ Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, Ouest-France UniversitĂ©, coll. « De mĂ©moire d’homme : l’histoire Â», Rennes, 1986, (ISBN 2-85882-920-9).
  17. ↑ Fanch Postic, Les Passeurs de Mémoire [avec D. Laurent et P. Prat], Manoir de Kernault, Mellac, 1996.
  18. ↑ Edgar Morin La tête bien faite. Repenser la réforme. Réformer la pensée. Paris, Seuil, 1999.
  19. ↑ Ivan Illich, Une société sans école, Seuil, 1971 (titre original: Deschooling Society)

[modifier] Voir aussi

Sur les aspects philosophiques

Sur les disciplines scientifiques

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